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Située dans le district de Qingyangxian, au nord-ouest de Huangshan, la cha?ne de Jiuhuashan est constituée de quatre-vingt-dix-neuf pics dominés par le pic Shiwang, haut de 1 341 m.
Jiuhuashan est un des quatre hauts lieux du bouddhisme, avec Emeishan, Putuoshan et Wutaishan. D'après les textes historiques, le bouddhisme y aurait été introduit en 401 ap. J.-C. par un moitié indien. Durant la dynastie des Tang (618-907), un moine coréen du nom de Kim Kyo-gak serait venu pratiquer les préceptes du bouddhismeau Jiuhuashan et y aurait vécu pendant soixante-quinze ans. Il serait mort en 794 à l'age de quatre-vingt-dix-neuf ans, et ses restes seraient demeurés trois ans intacts. On a dit qu'il était une réincarnation du bodhisattva Ksitigarbha (Dizang, en chinois), ou Trésor de la terre. Jiuhuashan fut dès lors consacré au culte de Dizang, un des quatre pusas qui jugent les ames au seuil des réincarnations et les délivrent des Enfers. Quelque trois cents temples habités par plus de quatre mille moines firent de l'endroit un lieu de pèlerinage important. Les plus grandes cérémonies se déroulaient le 30' jour du 7` mois lunaire, considéré comme la date anniversaire de Ksitigarbha. Aujourd'hui, ils sont quatre cent cinquante moines et nonnes à occuper les soixante-dix-huit monastères et temples de la montagne. Depuis 1979, les services religieux ont été restaurés. En 1983, la foire qui se déroulait autrefois autour du temple à l'occasion des grandes fêtes religieuses a été de nouveau autorisée. Les fêtes ont maintenant repris des proportions importantes et des centaines de milliers de fidèles effectuent tous les ans le pèlerinage, br?lant de l'encens, s'inclinant devant les statues et présentant leurs voeux au Bouddha. Les fêtes se tiennent entre la fin ao?t et le début septembre, en fonction du calendrier lunaire.
Perdues au milieu d'une végétation luxuriante, à l'écart des circuits touristiques habituels, ces montagnes ont acquis depuis toujours la réputation d'être les plus pittoresques du Sud-Est. D'une beauté rivalisant avec celles des Huangshan, leurs versants sont couverts de pins et de bambous. Au milieu de cet écrin de jade, de ravissants villages aux modestes maisons blanches font de ce lieu une retraite idéale qui vous transportera au coeur de la Chine, et hors du temps.
Li Bai, dans un verset célèbre sur Jiuhuashan, compare ses neuf pics principaux à neuf fleurs (Jiuhua). C'est pourquoi la cha?ne porte le nom de montagne des Neuf Fleurs. Parmi les sites les plus connus, nous vous conseillons Minyuan et sa très belle forêt de bambous. Les pins aux formes étranges de Fenhuang, dissimulés dans la brume, méritent également un détour, tout comme la mer de nuages que l'on peut voir du Lianfeng et le lever de soleil du mont 'Fiantai. Nous vous suggérons, durant votre séjour, de vous laisser guider par votre intuition et de prendre le temps de vous asseoir dans la cour d'un temple afin d'observer les lieux, ou de bavarder avec les moines. Vous découvrirez alors une atmosphère particulière, sans horaire ni guide.
Le temple Huacheng
le plus grand de tous, fut fondé sous les Tang. Il est consacré à Dizangwang et contient le Q stupa dans lequel sont placées les reliques du moine Kim Kyo-gak. Les batiments actuels datent des Ming, comme la plupart des temples de Jiuhuashan.
Le temple Baisuigong
Au sommet du mont Dongyan. Caché dans un écrin de verdure, ce ravissant petit temple de montagne est accessible par un escalier. On pourra voir à l'intérieur une statue du moine Wuxia qui vécut sous les Ming. On raconte qu'il mourut à l'age de cent-vingt-six ans après avoir passé la plus grande partie de sa vie assis dans une grotte du pic Dongyan. Après sa mort, son corps resta intact. L'empereur le consacra pusa et fit édifier ce temple.
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