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Taiyuan est la capitale de la province du Shanxi en Chine. L'agglomération comptait près de 3 414 000 habitants en 2004. Elle est un centre industriel et commercial important dans le nord de la Chine.
Jinyang est l'ancien nom de la présente ville de Taiyuan. Aussi appelé Bingzhou à travers les âges, Jinyang fut érigé en l'an 491 avant notre ère lors de la Période des Printemps et des Automnes. Elle fut la capitale du Royaume de Zhao au début de la Période des royaumes combattants ainsi que la capitale de plusieurs États lors des siècles qui suivirent. Lors de la dynastie Sui, elle fut la troisième ville en importance dans tout le pays après Chang'an et Luoyang. Elle fut également le lieu de naissance de la dynastie Tang en tant que l'une des trois capitales de l'empire. Jinyang fut détruit en l'an 979 par les armées Song, mais fut reconstruite en 982, puis renommé Songcheng. Elle fut à travers les âges une ville fortifiée occupant une position militaire enviable.
Jinyang fut renommée Taiyuan durant la dynastie Qing.
Chef-lieu du Shaanxi, c'est aujourd'hui une grande cité industriel sidérurgique, textile, chimique, de 2 millions d'habitants, dont l'in rêt touristique est assez réduit. En fait, on ne passe à Taiyuan pour aller visiter les célèbres temples du Jinci.
Divisions administratives
La ville-préfecture de Taiyuan exerce sa juridiction sur dix subdivisions - six districts, une ville-comté et trois comtés:
- District de Xinghualing
- District de Xiaodian
- District de Yingze
- District de Jiancaoping
- District de Wanbailin
- District de Jinyuan
- Ville de Gujiao
- Comté de Qingxu
- Comté de Yangqu
- Comté de Loufan
Le Temple Jinci
Le Jinci, édifié au pied du mont Xuanweng dans un très beau cadre de sources vives et de cyprès, a été fondé antérieurement à la dynastie des Wei du Nord (386-584) et agrandi au cours des siècles, notamment sous les Tang et les Song. Il forme aujourd'hui un vaste ensemble de temples, de pavillons, de terrasses, que les Chinois divisent en huit sites, chacun ayant son histoire et ses légendes. Les connaître ajoute au charme de la visite, aussi le concours d'un interprète ne sera pas superflu. Passé la porte ouverte dans l'enceinte du Jinci, le visiteur découvre un édifice d'accueil, dit la "terrasse du Miroir d'eau", traverse le "pont de la Rencontre des immortels", puis la "terrasse des Hommes d'or", accède au "temple des Offrandes" et débouche enfin devant le Pont volant avec un vivier (Yuzhaofeiliang) qui repose sur 34 colonnes de pierre et comporte deux ailes latérales inclinées "comme un oiseau planant dans les airs". Un exemple unique de construction des Song du Nord. En face, Shengmu dian (le temple de la Sainte Mère), appelé aussi sanctuaire de Yijiang, reconstruit en 1102, est l'édifice le plus imposant et le plus ancien du Jinci. On remarquera surtout sa charpente en excellent état de conservation et ses colonnes. À l'intérieur trônent la sainte mère et ses 43 suivantes, terres cuites en grandeur nature, toutes différentes dans leur costume, leur maintien, leur geste arrêté. Ces statues - malheureusement assez mal éclairées et difficiles à photographier - comptent parmi les plus représentatives de la sculpture Song. Il faut aussi découvrir le Shuimu lou (temple de la Mère de l'eau), du siècle dernier, le pavillon qui abrite la Nanlao quan (Source toujours jeune) et le pavillon entouré d'eau qu'est le Buji zhou (Bateau non amarré). À droite du temple de la Sainte Mère, dans la cour du Miaoyi tang (temple des Descendants), deux thuyas vieux, dit-on, de trois mille ans méritent d'être salués.
Dans la partie E, un pavillon abrite une stèle datée de 647 qui porte gravée la reproduction d'un texte de la main de l'empereur Taizong. Il jouxte le temple dédié au prince Shuyu de Tang (Tang Shuyu ci) dont les galeries latérales sont occupées par une centaine de stèles à quatre faces sur lesquelles figurent des sutras bouddhiques de l'an 700.
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