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La tombe de l'empereur Huangdi des Qin, la première dynastie impériale, celle des Qin, se situant sur la pente nord du Lishan à Xi'an dans la province du Shaanxi, est la plus célèbre de Chine. Construite il y a plus de 2 000 ans, elle comporte des “armées” de statues en terre cuite de guerriers et de chevaux que l'on surnomme : “ La huitième merveille du monde ”. On dit que ces armées protègent le tombeau de leur force et de leur grandeur, comme si elles étaient vivantes. La technologie de fabrication de ces sculptures est très avancée, c'est pourquoi ce site f?t inscrit sur la liste du patrimoine mondial en 1987. Le comité en charge l'a apprécié de la sorte : les fameuses figurines funéraires en terre cuite qui entourent le tombeau de l'empereur Qinshi Huangdi ont toutes des formes différentes ainsi que leurs coursiers, leurs chars de combat, sans oublier leurs armes, tout cela est un chef-d'oeuvre de réalisme d'une incommensurable valeur historique.
Xi'an, dans la province du Shaanxi, est le lieu en Chine où se trouve concentrés le plus grand nombre de tombeaux impériaux. Outre celui érigé en l'honneur de l'empereur Qinshi Huangdi, il existe 11 autres monuments funéraires impériaux de la dynastie des Han de l'Ouest, et encore 18 pour les empereurs de la dynastie des Tang. Parmi eux, le tombeau Mao de Liuche, l'un des empereurs de la dynastie des Han, est enterré dans ? la dernière demeure ? ayant la plus grande envergure. Par ailleurs le trésor enfoui à ces c?tés est tout à fait proportionnel à cette dernière. Le tombeau Zhao est celui de Lishimin, premier empereur de la dynastie Tang, la superficie de son cimetière est démesurément grande : 17 tombeaux de ses intimes entourent le sien. En outre, un patrimoine culturel inestimable les honore, dont le plus réputé est un chef-d'oeuvre de sculpture de la dynastie des Tang appelé “Les six chevaux”.
L'exhumation en 1974 de 6 000 guerriers et chevaux en terre cuite, grandeur nature, dans la banlieue de Xi'an (capitale de la province du Shaanxi, au nord-ouest de la Chine), est considérée par de nombreux archéologues comme l'une des découvertes les plus spectaculaires du dernier siècle. Cette garde d'honneur du tombeau du Premier empereur de la dynastie des Qin (259-210 av. J.C.), empereur qui unifia la Chine, fit construire la grande Muraille et se déclara le premier empereur de l'Empire du Milieu, était enterrée dans une fosse de 1,5 hectare.
Les fouilles qui n'ont pas cessé depuis lors ont mis au jour deux nouvelles fosses contenant des guerriers et des chars en bois, ce qui rend la découverte encore plus étonnante.
Selon certaines estimations, 1 000 guerriers en terre cuite ont été trouvés dans la fosse no 2 de 1,7 ha, au nord de la fosse no 1. Les fouilles montrent qu'elle est plus riche que celle no 1 quant à la variété des guerriers et à leur disposition.
La fosse no 1 a révélé une force militaire combinée de chars de bois et de guerriers en formation de combat rectangulaire, tandis que la fosse no 2 contient quatre unités séparées : chars, cavaliers, archers et fantassins, avec les chars comme force principale.
Chaque unité en carré est reliée aux trois autres pour former un polygone. Tous les guerriers des quatre unités portent des armes réelles.
La première partie du polygone comprend des archers munis d'arbalètes ou arcs et de flèches. Ils semblent constituer l'avant-garde de la phalange.
Les arbalétriers s'alignent debout devant les archers à genoux, armés d'arcs. Les archéologues pensent que les deux types d'archers peuvent ainsi tirer tour à tour sans donner à l'ennemi un répit qui lui permettrait de contre-attaquer.
Les archers sont suivis par une unité de cavaliers à gauche et celle de chars à droite, formant les deux ailes de la phalange. Une combinaison de fantassins et de chars forme l'arrière.
Chaque char est attelé de quatre chevaux en terre cuite et dirigé par un conducteur assisté latéralement de deux aides. Tous les trois, en armure, sont armés de lances, d'épées et d'arbalètes, ce qui montre qu'ils peuvent s'engager dans les combats à longue ou courte distance ou dans les corps à corps.
Certains experts croient que si l'Empereur utilisait un tel nombre de chars dans son armée, c'est parce que ceux-ci étaient une arme très efficace dans les plaines de la Chine du Nord-Ouest.
Tous les cavaliers sont équipés d'arbalètes. On a là la preuve que sous les Qin, il y a 2 000 ans, le tir à dos de cheval était une pratique courante. Les chevaux portent des selles sans étriers, ceux-ci étant inventés après Qin en Chine.
Un guerrier robuste, plus haut que les autres et portant une armure plus ouvrée, a été déterré parmi les chars de bois. De 1,95 m de taille, il para?t être un commandant. Calme et confiant, il a l'air de sourire.
La fosse no 3, autre construction souterraine, a été découverte près de la fosse no 1. Un peu plus petite que les deux autres, elle contient 68 guerriers portant des armes défensives et un char de bois attelé de quatre magnifique chevaux. C'est peut-être le quartier général des troupes des deux autres fosses. Cependant, on n'a pas trouvé le maréchal commandant en chef.
Selon le système militaire des Qin, un maréchal ne prenait la tête d'une force armée qu'en vue d'une campagne militaire. De nombreux archéologues estiment que puisque l'armée souterraine était la garnison de la capitale placée sous le contr?le direct de l'Empereur, il n'était pas besoin de maréchal.
En outre, une fosse inachevée a été mise au jour entre les fosses no 1 et no 2. Selon des données historiques, les travaux furent stoppés probablement à la suite des insurrections paysannes qui eurent lieu après la mort de l'Empereur.
Ces découvertes mettent en lumière la composition de l'armée impériale - le quartier général, représenté par la fosse no 3, la force principale par la fosse inachevée, et les deux ailes par les fosses no 1 et 2.
Plus de 10 000 armes réelles ont été déterrées dans ces fosses, y compris pointes de flèches, épées, lances et hallebardes. Les pointes de flèches et les épées en bronze restaient brillantes et tranchantes. L'analyse montre que celles-ci sont faites d'un alliage de cuivre et d'étain où entrent 13 autres éléments, tels que nickel, magnésium et cobalt. Les pointes de flèche contiennent 7,71 pour cent de plomb. Des archéologues pensent qu'elle sont les plus anciennes pointes empoisonnées du monde qu'on ait connues jusqu'ici.
Le premier Empereur des Qin passe pour un géant dans l'histoire chinoise. C'est lui qui unifia la Chine, divisée alors en de nombreux Etats hostiles quand il succéda à l'age de 13 ans au tr?ne du Royaume Qin en 246 av. J.C.. Il passa les 25 premières années de son règne dans des combats cruels jusqu'à ce qu'il eut conquis finalement tous ses ennemis. Comme les mesures qu'il adopta après la fondation de la dynastie des Qin - autodafés des livres interdits, enterrement de lettrés vivants - provoquèrent l'indignation des intellectuels chinois, ceux-ci passèrent sous silence ses exploits.
Pendant ses 36 années de règne, l'Empereur enr?la 700 000 travailleurs pour construire un palais souterrain pour l'éternité. Aujourd'hui, son tombeau reste intégralement conservé.
La construction des tombeaux est une partie très importante de l'architecture de la Chine Ancienne. Les gens, toutes classes sociales confondues, sont très attachés à l'édification des tombeaux, parce que les croyances veulent que les ames continuent d'exister après la fin de leur enveloppe charnelle. Sur 5000 ans d'Histoire, l'architecture des tombeaux s'est considérablement développée, ainsi une série de tombeaux gigantesques, n'ayant pas leur pareil au monde pour d'autres empereurs ou impératrices, ont vu le jour. En outre, au cours de cette évolution, l'architecture s'est peu à peu mêler à la peinture, la calligraphie, la sculpture... Aujourd'hui, l'assemblage des structures est devenu un art synthétique reflètant de nombreuses disciplines.
Les tombeaux constituent probablement l'?uvre la plus majestueuse de la Chine Antique. Leurs constructions sont généralement établies près d'une montagne, profitant ainsi du relief naturel. C'est pourquoi elles sont peu nombreuses à avoir été baties sur la plaine. En général, les cimetières chinois sont ainsi fondés : des murailles pour le périmètre, une porte pour chacune des quatre directions, et une tour à chaque angle. Il y a un corridor devant le tombeau, et dans tout le cimetière on trouve des pins et des cyprès. L'ambiance est solennelle, imposante et tranquille.
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